Pile, CGI gagne, face, les salariés trinquent.
C’est à nouveau ce qui ressort des résultats économiques FY’25 de CGI.
En effet, malgré un très léger repli du chiffre d’affaires, CGI reste (et de loin) l’ESN la plus rentable de France, avec une marge opérationnelle à 2 chiffres. Dans un secteur en grande difficulté, cela doit faire des jaloux.
Pour les salariés, cependant, c’est la soupe à la grimace : fini le PPP, des salaires en baisse (en valeur constante), des perspectives de carrière très incertaines, des effectifs toujours en diminution et une politique de formation indigente (à fin mars, seuls 51% du pourtant maigre budget prévu pour FY’26 ont été engagés).
2 chiffres résument la situation : 90 millions remontés à notre actionnaire et 25 aux salariés (Augmentations et Réserve Spéciale de Participation). C’est sans doute ce que CGI appelle « partager la valeur ajoutée équitablement » ? La CFE-CGC de CGI « ne partage pas » ce sens tout relatif de l’équité, elle revendique un rééquilibrage des richesses produites entre actionnaires et salariés. Car jusqu’ici, si les premiers vivent fort bien le « rêve de CGI », pour les seconds, il s’agit plutôt d’un mirage.






