Nous sommes en guerre, en guerre économique certes. Nous ne luttons pas contre un concurrent, mais l’ennemi est
là, invisible, insaisissable, et qui progresse. Et cela requiert notre mobilisation générale. Nous sommes en guerre. Son nom, vous le connaissez, c’est l’Inflation. Cet indice, exprimé en pourcentage chaque année par l’INSEE, représente l’augmentation moyenne des prix sur une année et donc, la perte de notre pouvoir d’achat. Le seul remède est une augmentation de salaire au moins égale à l’inflation pour le préserver.
Combien de fois avez-vous pensé avoir été augmentés alors que l’inflation venait engloutir les efforts d’une année de labeur sans que vous le sachiez ?
Comme vous ne l’ignorez pas, CGI ne pratique aucune augmentation générale, « ça n’est pas dans l’ADN CGI » nous serine la Direction : CGI ne prend pas en compte l’inflation dans vos augmentations individuelles. Alors, où en sommes-nous après plusieurs années (décennies) de cette « si généreuse » politique salariale de CGI ?
La CFE-CGC de CGI a mené une étude sur les données salariales (communiquées par la Direction) depuis 2019, afin d’avoir un aperçu de l’état des salaires chez CGI France….
Spoiler alert : les salariés de CGI sont loin du compte ! En effet, pour les mêmes responsabilités, la même expérience, le même coefficient, le salaire baisse à euros constants, engendrant de fait un véritable déclassement des salariés œuvrant pour le compte de CGI, comme le montre le graphique ci-dessous.
Celui-ci retrace, à titre d’exemple, l’évolution de l’inflation (en rouge) et des salaires moyen et médian (en vert) des salariés au coefficient 130, la population la plus représentée chez CGI.
Vous pourrez facilement constater que depuis 2021, en euros constants, les salariés sur ce coefficient gagnent moins de salaire à compétence et expérience égale par rapport à 2019.
Cette courbe montre qu’il y a un véritable Déclassement globalisé des salaires au sein de CGI.
Dès qu’un épisode de forte inflation pointe le bout de son nez, la direction de CGI n’aligne pas les moyens pour la compenser et préfère transférer une partie de notre pouvoir d’achat dans ses profits.






