La Direction de CGI ne cesse de nous le répéter : « les salariés sont payés conformément au prix du marché », et surtout, « les augmentations de salaires sont généralement plus élevées que l’inflation ».
Au moment où se sont ouvertes les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), portant notamment sur l’évolution de la masse salariale pour la FY ’26, le moment est plus propice pour se pencher sur le bien-fondé d’une telle affirmation.
Pour cela, la CFE-CGC de CGI a réalisé une étude de l’évolution des salaires entre 2019 et 2025 (sources CGI) versus celle de l’inflation (source INSEE).
Spoiler Alert ! Comme on pouvait s’en douter, notre étude a démontré que cette affirmation proférée par nos dirigeants relevait davantage du conte de fées ou de la méthode Coué que d’une quelconque réalité.
Si les deux dernières années ont marqué une légère augmentation théorique de la masse salariale au regard de l’inflation (+0,8 % en 2024 et + 0,4 % en 2025), le différentiel est globalement négatif sur la période étudiée de 2019 à 2025.
Ces hausses anecdotiques n’ont en effet pas gommé les pertes enregistrées par les salariés au cours des années 2022 et 2023 avec, notamment, une augmentation de la masse salariale théorique inférieure de 2,5 % en 2022 versus une inflation de 5,2 %.
D’une manière générale, depuis 2022, les salariés n’ont jamais récupéré le niveau de salaire qu’ils avaient, en euros constants, en 2019. A titre d’exemple, un salarié ayant connu chaque année une augmentation équivalente à celle de la masse salariale, a vu son pouvoir d’achat diminué de 1,5 % en moyenne, alors qu’il a acquis 5 années d’expérience et de compétences supplémentaires …
Cette situation est d’autant moins justifiable de la part de notre employeur que CGI reste, et de loin, l’ESN la plus rentable de France comme l’a encore démontré récemment une étude du cabinet SECAFI commandée par notre CSE Central (CSEC).






