Parfois l’actualité de notre entreprise nous ramène à la genèse de certaines expressions comme les 3 « Piliers » de CGI ou encore, le « PPP », sujet majeur de l’actualité salariale du mois de février.
L’art de prétendre pouvoir concilier les intérêts des « membres » (salariés), de l’actionnaire et du client n’est ni d’essence divine, ni ne s’hérite miraculeusement de la genèse de notre groupe il y a cinquante ans : dans le monde d’aujourd’hui, qui n’a plus grand-chose à voir avec celui de 1976, c’est avoir l’illusion de pouvoir concilier les intérêts de Pierre, Paul et Jacques, ça ne reste que du « rêve ». En d’autres mots, CGI, loin de ses valeurs d’origine, a consacré depuis environ dix ans, la prééminence de l’actionnaire comme alpha et oméga de toute stratégie.
Le ppp qui s’affirmait initialement comme la panacée de la reconnaissance chez CGI, apparaît désormais comme une incongruité dont le « ruissellement » ne profite plus qu’à de rares managers plus ou moins chanceux. Certains d’entre eux, pourtant méritants et qui n’avaient pas le bonheur de voir leur « Métro Market » atteindre le Saint Graal de l’objectif du fait de prétentions démesurées de l’actionnaire au budget annuel, demandent de guerre lasse, quand ça n’est pas leur démission, leur mutation vers d’autres « Métro Market » mieux dotées. Encore un autre « rêve ».
Voici comment CGI partage les bénéfices 2025 avec ses « sujets » :

Quand nos dirigeants vont-ils enfin mettre fin à cette mascarade du PPP qui n’a plus d’autre objet que d’exacerber l’antagonisme entre les managers et les salariés, ces derniers qui eux, n’en voient plus la couleur depuis des lustres ?
La CFE-CGC de CGI ne cesse de revendiquer que le déclenchement du PPP « membres » (salariés), soit identique au PPP manager, et ne soit plus conditionné à la surperformance inatteignable.
La formule est biaisée : pour conserver la performance qui convient à la rémunération de l’actionnaire, les objectifs des BU sont désormais surévalués année après année pour ne jamais atteindre les 100 % afin de ne plus déclencher le PPP « membres » (salariés). Alors aujourd’hui, nous disons : assez de cette usine à gaz qui prétend par un système de vases communicants, assurer aux uns, une rémunération variable individuelle essentielle à leur fonction et aux autres, un intéressement collectif aux résultats !
Plutôt que ce gloubi-boulga du PPP, « Prime Pipeau du Patron », que CGI accorde enfin aux managers et aux commerciaux un vrai variable individuel et séparément aux salariés, un intéressement collectif.
Cela rendra notre société bien plus juste et plus efficace et accessoirement, ramènera « la paix des ménages ».






