Qu’on se le dise, CGI est une entreprise sociale cherchant à œuvrer en permanence au bien-être de ses salariés. C’est en tout cas ce que répètent à l’envi nos chers dirigeants. La réalité du terrain est toute autre, comme peuvent le constater régulièrement nos négociateurs. Et ce ne sont pas les derniers thèmes abordés avec la Direction qui nous permettront de modifier notre point de vue sur la fibre sociale de CGI.
C’est tout d’abord dans le domaine du handicap que CGI s’est illustrée. Après avoir refusé de doter le plan d’action d’un budget un tant soit peu ambitieux au terme du précédent accord fin 2025, la Direction a décidé de se séparer, à peine après l’avoir acquise avec le reste du groupe, d’Apside EA, entreprise du secteur adapté, employant une trentaine d’informaticiens en situation de handicap (TH), dont le sort n’intéresse visiblement pas plus que ça nos dirigeants.
Bien que ce soit l’aspect humain qui nous préoccupe au plus haut point, cette cession desservira la situation économique de CGI car elle n’aura pas atteint le seuil de 6 % de TH et devra payer davantage de taxes faut d’un effectif TH suffisant.
La direction ne s’est pas arrêtée en si bon chemin puisque, dans la négociation sur la Protection Sociale, qu’elle a engagée après avoir dénoncé l’accord en cours (cf. notre Lorgnette de janvier), elle fait preuve d’un enthousiasme tout relatif dans sa volonté d’aboutir à un nouvel accord à des conditions acceptables pour les salariés. En effet, si elle a consenti à maintenir sa prise en charge à 100 % des cotisations du Régime de Prévoyance, elle hésite à proposer à l’ensemble des salariés une complémentaire santé de qualité, qui plus est, dans un contexte où la prise en charge des soins médicaux par les différents organismes de Sécurité Sociale continue de diminuer de manière significative. A ce jour, nous ne sommes malheureusement pas en mesure de vous indiquer ce que sera notre protection sociale à partir du 1er octobre, notamment en termes de Complémentaire Santé.
La CFE‑CGC de CGI entend faire savoir à la Direction que, comme CGI, la santé des salariés n’est pas à vendre ! Protégeons-là !






