L’ouverture des négociations 2026 sur la Protection Sociale (Mutuelle & Prévoyance) s’inscrit dans un contexte tendu : en juin dernier, notre Direction a dénoncé unilatéralement l’accord en vigueur dont les effets sont
toutefois maintenus jusqu’au 30 septembre 2026.
Cette décision fait suite à l’exigence de notre assureur Generali, soutenu par notre gestionnaire Mercer, d’augmenter fortement les cotisations et d’orienter les régimes de notre complémentaire santé vers une logique de profit plutôt que d’équilibre, qui est le principe de base d’une mutuelle. Aussi, sous prétexte « d’agilité », CGI souhaite un nouvel accord qui lui confère la faculté de procéder à une hausse de cotisations sans convocation des Organisations Syndicales (OS), alors même que l’accord dénoncé l’y engageait, en prenant soin de différer rétroactivement l’application de cette augmentation pour 2026 au terme de celui-ci. Selon sa logique perverse, appliquer l’augmentation unilatérale ne pouvait conduire qu’à dénoncer l’accord… En réalité elle souhaite éviter coûte que coûte l’appel d’offres portant sur la gestion, que la CFE-CGC de CGI réclame depuis 2020.
Dans le cadre de l’ouverture de ces négociations, la CFE CGC de CGI fait le triste constat d’un historique qui a conduit notre entreprise à vouloir dénoncer l’accord en vigueur, plutôt que de respecter les droits des salariés en passant par un appel d’offres, y compris pour la partie gestion de notre mutuelle confiée unilatéralement et de manière totalement opaque à Mercer en 2020. Depuis 2017, notre Direction a dépouillé progressivement les OS de toute possibilité d’influer dans les négociations et le dialogue avec les acteurs de la Protection Sociale des salariés qui devaient, de concert, y assurer le maintien d’un niveau de qualité optimal. La CFE CGC de CGI est convaincue que c’est pour l’unique raison d’une absence assumée de gouvernance paritaire, que les dérives de tous ordres ont conduit à la situation qui a poussé CGI à dénoncer l’accord unilatéralement et ainsi, compromettre la qualité d’une mutuelle qui doit nous assurer l’accès aux soins et une meilleure santé !
La CFE‑CGC de CGI entend rester un acteur engagé d’une négociation essentielle au bien‑être des salariés, déterminante pour l’attractivité de notre entreprise et la fidélisation de ses salariés. Nos priorités sont claires :
- Assurer un haut niveau de protection santé pour toutes et tous, avec un contrat responsable en base et le maintien d’un régime complémentaire “option +” au choix des salariés, dans un contexte de baisse tendancielle des remboursements de la Sécurité Sociale. Encadrer les hausses de cotisations : elles doivent rester raisonnables, justifiées et négociées avec les OS, jamais imposées unilatéralement.
- Négocier un contrat de prévoyance en maintenant à minima nos garanties actuelles.
- Organiser un appel d’offres structuré pour choisir l’assureur le plus pertinent.
- Lancer un appel d’offres pour choisir en toute transparence le meilleur gestionnaire pour notre Mutuelle.
- La CFE‑CGC de CGI défendra vos intérêts, sans concession et avec détermination ; elle dit :
- Non à des hausses imposées et à une Protection Sociale pilotée par la seule logique financière de l’assureur et de CGI.
- Oui à un appel d’offres transparent (assureur & gestionnaire), au maintien d’un haut niveau de couverture, à des cotisations justes et négociées et à un accord juridiquement sécurisé.
La CFE‑CGC de CGI est prête à signer un nouvel accord utile et protecteur avant fin septembre 2026, si et seulement si nos incontournables ci-dessus sont retenus.
Jusqu’au 30 septembre 2026, l’accord actuel continue de produire tous ses effets. Vous conservez vos droits aux garanties en vigueur.
En cas d’entêtement de CGI à favoriser les intérêts de l’actionnaire et de son partenaire de groupe Mercer, les négociations pourront se conclure par un constat d’échec !
CGI devra alors assumer seule la responsabilité de la bascule vers la complémentaire santé de la branche SYNTEC, moins-disante que celle dont nous bénéficions actuellement, et ce, depuis des décennies.
Restons mobilisés, informés et exigeants !






