Les temps sont durs pour CGI France, très durs, même. Pensez donc ! Des taux d’utilisation et d’intermission à un niveau catastrophique, un chiffre d’affaires (ER) loin des budgets, la marge loin des standards CGI et une contribution en chute libre. Bref, nous sommes dans une crise dure.
CGI France est en danger, mais moins que « CGI US Federal ». Il faut sauver coûte que coûte ce que nous pouvons des dividendes versés au groupe. On va donc être moins conciliante au niveau social, en négligeant de prendre en compte les desiderata des consultants non staffés et qui osent « chipoter » pour des missions qui ne leur correspondent pas.
Désormais, celui qui ne jouera pas le jeu pourra être (durement) sanctionné : par gros temps, il faut savoir se serrer les coudes et concéder quelques menus sacrifices en renonçant à l’indécent confort du modèle social français. Il faut accepter toutes les missions facturées, qu’elles matchent ou non avec les compétences, qu’elles respectent ou non les contraintes personnelles, etc.
C’est en substance et de manière à peine caricaturée, le message délivré par la Direction de CGI France lorsque la CFE-CGC de CGI l’alerte sur les dérives constatées dans quasi toutes le BU.
La CFE-CGC de CGI tient à remettre les pendules à l’heure concernant les résultats de la société. Si ceux-ci sont moins bons que le rêvaient nos dirigeants, notre entreprise reste profitable avec une marge opérationnelle confortable, toujours à 2 chiffres, quand nombre de nos concurrents en sont loin, voire perdent de l’argent.
Pourquoi ce discours alarmant de la part de nos dirigeants ? Comme d’habitude, il s’agit de préparer les esprits et de justifier à l’avance de mesures contraires aux intérêts des salariés. Après des augmentations de salaires décevantes trois exercices de suite, la suspension et le durcissement de la politique télétravail, la Direction s’apprête à sanctionner durement les refus de mission, culpabilisant les salariés en intermission, qui se voient ainsi affubler du rôle de boucs émissaires des soi-disant mauvais résultats de CGI. Quand il s’agit de satisfaire l’actionnaire et d’améliorer l’ER et la marge de l’entreprise, la Direction ne recule devant aucun sacrifice à réaliser sur le dos des salariés !
Lorsque désormais notre hiérarchie nous « propose » une mission, il faut entendre qu’elle nous l’impose !
Un départ provoqué par CGI d’un salarié en intermission a pour effet immédiat d’améliorer les résultats (P&L). Alors, que faire concrètement si vous êtes face à une telle situation ? Comment réagir si votre hiérarchie vous « propose » une mission en dehors de votre périmètre de compétences ou qui risque de fragiliser gravement votre vie privée ?
En premier lieu, nous vous conseillons de ne jamais « refuser » littéralement une mission : nous constatons une recrudescence des procédures disciplinaires pour sanctionner lourdement des « refus » de missions des salariés en intermission. Contactez rapidement la CFE-CGC de CGI, fidèle à nos habitudes de joindre le geste à la parole, nous vous assisterons afin de formuler une réponse auprès de vos responsables, pour vous aider à éviter légalement toute sanction injustifiée.
La CFE-CGC de CGI reste à votre disposition pour des conseils pratiques afin de défendre au mieux vos intérêts.
Contactez-nous par mail cgi.cfecgc@yahoo.fr par tel au 06.15.69.52.88 / 06.14.52.81.09